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Japon 2018 (1)

Le 17 avril 2018 était le jour de mon grand départ pour Tôkyô... 



Je ne suis pas allé au Japon depuis 2013 et cette fois-ci j'y vais pour passer mon examen du 4ème dan et pour participer à la coupe du monde par équipe. C'est incroyable. A l'heure où j'écris ces premiers mots, je ne connais pas encore mes résultats pour mon examen, cela fait pourtant 14 jours que j'ai passé le test.

Je ramène plus de 940 photos ou vidéos auxquelles il faudra rajouter celles de mes amis partis avec moi. 

Je garde un excellent souvenir de mon séjour de 17 jours pour de nombreuses raisons. D'abord la découverte de ce lieu magnifique qu'est le parc de Meiji Jingû avec ses dôjô, le Shiseikan et le Chûo dôjô (ou dôjô central). Puis l'aventure de cette coupe du monde avec les 20 pays réunis pour approcher la victoire sinon la toucher du doigt voire se l'approprier. La découverte des personnalités avec lesquelles j'ai vécu dans le même appartement, des petites aventures, des moments de rigolades, des tensions parfois mais toujours de l'amitié et aussi l'envie de se retrouver, après, parce que les caractères s'accordent et qu'on se reconnait aussi dans les autres.
Bien sûr retrouver les amis japonais que j'ai laissé en 2013, sans pouvoir tous les voir car les journées étaient très chargées.

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Permaculture_2

Je continue mon petit chantier potager... J'ai achevé de recouvrir la couche brune avec la couche azotée ; des déchets verts : broyage de feuilles et de rameaux verts du jardin ainsi que des déchets verts de la cantine (salades, tomates, etc...). On voit sur la photo, la différence de couleur entre la couche carbonée et la couche azotée verte. Je fini avec une bonne épaisseur de compost fait avec tous les déchets organiques de la cuisine. Le tout est arrosé copieusement. La vie grouille littéralement dans le compost. C'est très bien ! Les cloportes sont vifs et très nombreux. J'ai trouvé aussi des larves de coléoptères, sans doute des larves de cétoines. Je les ai replacées dans le compost pour qu'elles achèvent leur métamorphose. Les plantations pour bientôt...!

Archerie

Je monte mes flèches. Je place ici des photos qui expliquent comment je procède pour fabriquer mes flèches. Le résultat est loin d'être parfait mais c'est un plaisir de pratiquer le kyûdô avec des flèches qui ont hérité d'un peu de soi-même. Peut-être exprimeront-elles davantage mes émotions durant ma pratique dans mon petit club Tendô de Toulon. Dans le kyûdô , on ne tire que deux flèches. La première est nommée " haya " , la deuxième " otoya ". Ces flèches possèdent des plumes prélevées sur des rapaces (aigle, faucon) dans le meilleur des cas, ou plus simplement sur de la volaille (de l'oie bien souvent) comme c'est le cas ici. Le rachis de la plume est coupé sur sa longueur de sorte que des moitiés de plumes sont vendues dans les magasin spécialisés. Ces deux "demi-plumes", une fois séparées l'une de l'autre, servent à empenner les flèches. On n'utilise jamais sur une même flèche les deux moitiés issue...

Vitesse d'une flèche

On m'a demandé à quelle vitesse une flèche pouvait parcourir la distance de 28 mètres qui sépare le tireur de sa cible. J'ai utilisé Audacity pour calculer l'intervalle de temps entre le moment où une flèche est libérée et son point d'impact à partir d'un tir effectué par Michel Dupont sensei : 654 millièmes de secondes pour parcourir 28 mètres, soit environ 43 mètres par seconde ce qui fait plus de 150 km/h... Je ne connais pas la puissance de l'arc de Michel Dupont sensei .