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Affichage des articles du 2013

L'esprit du kyûdô

Voilà un extrait du livre " Hara , centre vital de l'homme" écrit par Karlfried Durkheim en 1954 Durkheim pratique le kyûdô en 1938 et il cite ici, son maître d'alors, Kenran Umeji : « ...Lorsque l‘homme a atteint dans sa manière d'être, dans sa vie ou dans son travail, une étape qui lui a coûté beaucoup d'efforts, il ne peut rien lui arriver de pire que de voir le destin lui permettre de marquer le pas, de se figer dans l‘état auquel il est parvenu. Si le destin lui est favorable, il lui enlève le résultat obtenu avant qu'il ne se raidisse, ne se sclérose. Voila ce qu’un bon maître doit faire. Car, au fond, il ne s’agit pas, d’envoyer la flèche droit au but ; ici, comme dans tous les autres arts, l'objectif essentiel n'est pas le résultat extérieur mais bien le résultat intérieur, autrement dit la transformation intérieure de l'homme. L'exercice d'une technique aboutissant à une performance sert également cette transformation. Mais

L'appel de la cible

Aujourd'hui c'était l'avant dernière séance de kyûdô de l'année. J'ai l'impression d'avoir bien progressé, les choses se mettent en place doucement. Ma précision dans le tir proprement dit est meilleure mais il ne faut pas pour autant tomber dans le piège : Atteindre plus souvent la cible flatte l’ego, immanquablement. On se croit meilleur, on commence à prendre un peu plus d'assurance, on se permet peut-être quelques remarques à propos des erreurs que les autres font en oubliant les siennes. La cible en quelque sorte nous appelle et peut nous faire oublier un point important : Il est moins question d'atteindre la cible que de savoir pourquoi on l'a atteinte ! Il faut renoncer aux petits trucs, aux mauvaises habitudes qui nous permettent de toucher la cible au détriment de la beauté, de la vérité d'un tir juste. Il nous faut rechercher dans notre tir la stabilité du corps, la stabilité de l'esprit et du cœur. Il nous faut vaincre no

Kyûdô

Stage de Kyûdô à Montpellier Samedi 30 novembre et dimanche 1 décembre je suis allé à Montpellier suivre un stage fédéral de kyûdô au gymnase Georges Frêche. Je suis parti à 8 heures pour arriver sans problèmes (cette journée était marquée par des manifestations sociales pour protester contre les mesures ministérielles en relation avec l'écotaxe) à 11 heures au gymnase. Le complexe sportif "appartient" au lycée hôtelier Georges Frêche. C'est très beau et moderne. Statue de Georges Frêche (décédé en 2010.) En faisant quelques photos, j'aperçois Charles Louis Oriou, 6ème.... Il me dit qu'on peut manger non loin d'ici... En effet, tout à coté il y a le centre commercial Odysseum avec cinémas, restaurants, aquarium... J'irai manger là, au fast-food du coin. Le stage démarre à 14 h avec un tir de cérémonie et d'ouverture réalisé par Charles Louis. Un yawatashi qu'il effectue sans assistants. Charles Louis Oriou, ouvrira le st

Naki

Ron ron... !

Hadanugi

Hada nugi , 肌脱ぎ, c'est la méthode pour enlever la manche gauche du kimono lorsqu'on en porte un durant un tir. Les débutants ne portent pas le kimono et seuls les tirs dits "de cérémonie" exigent le port du kimono ... Tout ceci est très codifié. Plutôt qu'un long discours, voici une série de photos que j'ai faites en février 2013 au gymnase de la ville de La Garde, non loin de Toulon. C'est Charles Louis Oriou, R... 6ème ...   qui nous explique comment procéder. ................................................................................................................................. ................................................................................................................................... Il continue... et c'est fini... ! Hada ire , 肌いれ, c'est le procédé inverse. Il faut remettre la manche...